Interdiction CBN : Ce que ça signifie pour les crypto au Nigeria et ailleurs

Quand la Banque centrale du Nigeria, l’autorité monétaire nationale qui contrôle la politique financière et la monnaie locale a interdit les transactions en crypto en 2021, ça a fait trembler tout le secteur. Ce n’était pas une simple mise en garde : c’était un blocage total des comptes bancaires pour les échanges de crypto. Des milliers d’utilisateurs ont été coupés du monde numérique en quelques jours. Ce que beaucoup ne savent pas, c’est que cette interdiction n’a pas duré. En 2025, le Nigeria a fait marche arrière — mais pas pour autoriser tout le monde. Seules les plateformes licenciées comme Quidax et Busha peuvent opérer. Binance, lui, est bloqué pour les transactions en naira. L’interdiction CBN a été un coup de massue, mais aussi un catalyseur : elle a forcé le pays à créer un cadre légal, pas à l’abandonner.

Le mot interdiction CBN, la décision prise par la Banque centrale du Nigeria pour restreindre l’accès aux services financiers liés aux cryptomonnaies est devenu un symbole. Il représente la tension entre innovation et contrôle. Dans d’autres pays, comme l’Algérie ou le Koweït, des interdictions totales ont suivi — avec des amendes, voire de la prison. Mais au Nigeria, c’était différent : les gens ont continué à trader, en passant par le P2P, en contournant les banques. Ce n’était pas de la rébellion : c’était de la survie. Le CBN a dû admettre que l’interdiction ne fonctionnait pas. Ce n’est pas parce qu’on interdit qu’on arrête. C’est parce qu’on régule qu’on protège. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si les crypto sont légales, mais quelles plateformes sont autorisées, et qui en profite.

Les régulations crypto, les règles imposées par les autorités financières pour encadrer l’utilisation, le trading et la détention des actifs numériques ne sont pas les mêmes partout. En Turquie, il faut un capital minimum de 10 millions de dollars pour obtenir une licence. Aux Philippines, la SEC bloque les grands échanges. Au Royaume-Uni, les entreprises doivent surveiller chaque transaction pour éviter les sanctions. L’interdiction CBN, elle, a été un laboratoire : un pays en développement qui a essayé l’interdiction, a vu ses citoyens résister, puis a choisi la régulation. Ce n’est pas un échec. C’est une leçon. Et c’est pour ça que cette page regroupe des analyses sur les interdictions, les alternatives, les plateformes bloquées, et les nouveaux cadres légaux — pas pour vous faire peur, mais pour vous donner les clés pour ne pas vous faire avoir.

Vous trouverez ici des avis sur des plateformes qui ont survécu à l’interdiction, des explications sur pourquoi certaines crypto sont devenues illégales, et des guides pour comprendre ce que signifie vraiment une interdiction bancaire. Pas de théorie. Pas de jargon. Juste ce que vous devez savoir pour trader en toute sécurité, même quand les règles changent du jour au lendemain.

Mary Rhoton 24 novembre 2025 18

Malgré l'interdiction bancaire de 2021, le Nigeria a développé la plus grande économie souterraine de cryptomonnaies d'Afrique, avec des millions d'utilisateurs qui ont créé leur propre système de trading peer-to-peer, loin des banques et des autorités.