Le staking n’est plus une option réservée aux experts. En 2025, il est devenu l’une des façons les plus populaires de gagner des revenus passifs avec vos cryptomonnaies. Mais toutes les pièces ne se valent pas. Certains projets offrent des rendements élevés, d’autres une sécurité inégalée. Voici ce que vous devez vraiment connaître avant de placer vos actifs.
Le staking en 2025 : ce qui a changé
Le staking, c’est simplement bloquer vos cryptomonnaies pour aider à sécuriser un réseau blockchain. En échange, vous recevez des récompenses. En 2025, ce n’est plus une niche. Près de 35,7 milliards de dollars sont stakés dans le monde entier, selon Grand View Research. Les grands réseaux comme Ethereum et Solana ont évolué pour devenir des plateformes institutionnelles, tandis que d’autres, comme Tron ou MoonBull, offrent des rendements faramineux - mais avec des risques bien réels.
Le marché a changé. Les rendements nominaux (APY) ne veulent plus dire grand-chose. Ce qui compte, c’est le rendement réel après inflation, centralisation et risques de réseau. Une pièce à 20 % d’APY peut vous laisser avec 10 % de gain net si son token perd de la valeur ou si le réseau devient plus centralisé.
Ethereum : la sécurité absolue
Ethereum reste la référence. Après son passage au Proof-of-Stake en 2022 (le « Merge »), il est devenu le plus grand réseau de staking au monde. En 2025, plus de 1,2 million de validateurs sécurisent le réseau, avec 65 milliards de dollars en staking actif, selon Etherscan.
Le rendement ? Entre 4 % et 6 % d’APY. C’est modéré, mais c’est stable. Et surtout, c’est sûr. Ethereum est le seul réseau à avoir été audité par Trail of Bits en 2024. Il est aussi le plus écologique : sa consommation d’énergie a chuté de 99,95 % depuis la transition au PoS, selon Digiconomist.
Le hic ? Pour staker directement, il faut 32 ETH - soit environ 124 000 dollars. Mais vous n’êtes pas obligé de le faire. Des plateformes comme Lido ou Coinbase permettent de staker avec seulement 0,1 ETH. Elles émettent des tokens liquides (stETH) que vous pouvez utiliser ailleurs. C’est ce qu’on appelle les « liquid staking derivatives » - et elles représentent 32,7 % du marché, selon DefiLlama.
En 2025, Ethereum devrait encore s’améliorer. Le prochain upgrade, Dencun, réduira les coûts d’hébergement des validateurs. Et les retraits devraient devenir plus rapides - une demande majeure des utilisateurs.
Solana : la vitesse et les rendements élevés
Si vous cherchez un mélange de vitesse, de croissance et de rendement, Solana est votre meilleur choix en 2025. Le réseau traite 65 000 transactions par seconde - contre 30 pour Ethereum. Son APY varie entre 5 % et 7 %, mais avec une forte appréciation du prix, les rendements totaux peuvent atteindre 19 % en un an, comme l’a montré un staker sur Reddit avec 50 SOL.
Le vrai avantage ? La simplicité. Avec le portefeuille Phantom, vous pouvez staker en moins de 5 minutes, sans minimum. Aucune connaissance technique requise. Et le réseau a déjà attiré 5 milliards de dollars en TVL DeFi en 2024.
Mais attention : Solana a connu une panne de 6 heures en novembre 2024, bloquant les récompenses pour 2,3 milliards de dollars stakés. La fondation travaille sur Firedancer, un nouveau client de validateur qui doit sortir au premier trimestre 2025. Il devrait augmenter la capacité à 1 million de TPS et réduire les risques de coupure.
En 2025, Solana est un candidat de premier plan - pas pour sa sécurité parfaite, mais pour son potentiel de croissance. Si vous avez un horizon à long terme, c’est l’un des rares réseaux où le staking peut vous faire gagner à la fois des récompenses et une hausse de prix.
BNB : le rendement réel le plus élevé
Beaucoup pensent que BNB est juste une pièce de Binance. C’est faux. BNB est l’une des pièces les plus stakées au monde, avec un APY réel de 7,43 %, selon CoinLedger. Pourquoi ? Parce qu’il intègre un système de rachat et de brûlage automatique. Chaque trimestre, Binance brûle une partie de ses BNB, ce qui réduit l’offre et augmente la valeur.
Staker du BNB sur Binance donne un APY de 7,8 %, avec des retraits en même jour. C’est l’un des rares cas où la centralisation est un avantage - parce que la plateforme assure la sécurité, la simplicité et la réactivité.
Comparez ça à un projet comme Solana, qui affiche 7 % d’APY mais où le prix du token peut fluctuer de 40 % en un mois. BNB offre un équilibre rare : un rendement solide, un modèle économique éprouvé, et une intégration dans l’écosystème Binance - le plus grand exchange du monde.
Cardano : la technologie, mais pas l’adoption
Cardano est différent. Il a été développé avec des recherches académiques, des revues par des pairs, et un processus de mise à jour rigoureux. Mais en 2025, son écosystème DeFi est presque inexistant. Moins de 100 applications décentralisées sont actives, contre des milliers sur Ethereum ou Solana.
Le rendement ? Autour de 3 % à 4 %. C’est bas. Et la demande de staking est faible. Même si Cardano est techniquement solide, il manque de cas d’usage. Les utilisateurs ne stakent pas parce qu’il n’y a rien à faire avec leurs ADA.
En 2025, Cardano n’est pas une bonne option pour ceux qui veulent maximiser leurs gains. C’est un pari sur le long terme - mais il y a des alternatives bien plus efficaces.
Tron : le rendement tentant, mais risqué
Tron affiche 20 % d’APY. C’est le plus élevé du marché. Mais derrière ce chiffre, il y a un réseau très centralisé. Seuls 27 super représentants valident les transactions. En 2023, les rendements étaient à 25 %. En 2024, ils sont tombés à 20 %. En 2025, ils pourraient encore baisser.
La fondation Tron ne publie pas de données transparentes sur les validateurs. Et selon Messari, ce modèle n’est pas durable : il repose sur la création continue de nouveaux tokens pour payer les récompenses. Si les transactions ralentissent, les récompenses s’effondrent.
Les utilisateurs sur Reddit et Trustpilot rapportent des réductions inattendues. Certains ont vu leurs gains passer de 25 % à 18 % en quelques mois. C’est un piège de rendement élevé. Si vous voulez du staking, choisissez la stabilité. Pas la tentation.
MoonBull : l’exception qui prouve la règle
MoonBull ($MOBU) offre 95 % d’APY. Oui, vous avez bien lu. Mais ce n’est pas du staking. C’est une pyramide de liquidité. Ses récompenses viennent de frais de transaction, de brûlages de tokens et de dépôts de liquidités. Il n’y a pas de validation de blocs. Pas de sécurité réseau. Juste une promesse de rendement.
Analytics Insight le qualifie de « haut risque, haut rendement » - et c’est un euphémisme. Si le volume de trading baisse, les récompenses s’arrêtent. Il n’y a aucune garantie. C’est une spéculation, pas un investissement.
En 2025, MoonBull n’a pas sa place dans un portefeuille de staking sérieux. Il n’est là que pour illustrer ce qu’il ne faut pas faire.
Comment choisir ? Trois profils, trois stratégies
Il n’y a pas de « meilleure » cryptomonnaie pour tout le monde. Voici ce qui fonctionne selon votre profil :
- Vous voulez la sécurité absolue ? Staké Ethereum via Lido ou Coinbase. Rendement modéré, risque quasi nul, intégration institutionnelle.
- Vous cherchez un bon équilibre rendement/vitesse ? Solana avec Phantom. Rendement réel autour de 7 %, possibilité de gains de prix, interface ultra-simple.
- Vous voulez un rendement stable avec une plateforme fiable ? BNB sur Binance. 7,8 % d’APY, retraits immédiats, modèle économique éprouvé.
Évitez Tron et MoonBull. Leur rendement est trop beau pour être vrai. Et ne stakéz jamais sur une plateforme qui ne vous permet pas de garder vos clés privées - sauf si vous comprenez exactement les risques.
Le futur du staking : ce qui vient
En 2025, deux tendances dominent :
- Les régulations vont s’accentuer. La SEC a déjà classé les services de staking comme des « contrats d’investissement ». Coinbase a payé 100 millions de dollars pour régulariser son offre. Les plateformes centralisées vont devoir se conformer - ce qui pourrait réduire les rendements, mais augmenter la sécurité.
- Les liquid staking vont devenir la norme. Plutôt que de bloquer vos ETH, vous allez recevoir un token comme stETH, que vous pouvez utiliser dans d’autres protocoles DeFi. C’est une révolution : vous gagnez des récompenses ET vous gardez votre liquidité.
Le staking en 2025 n’est plus un jeu d’initiés. C’est un outil financier. Et comme tout outil, il faut le choisir avec soin.
Quelle est la cryptomonnaie la plus sûre pour le staking en 2025 ?
Ethereum est la cryptomonnaie la plus sûre pour le staking en 2025. Avec plus de 1,2 million de validateurs, une auditée par Trail of Bits, et un modèle économique éprouvé, elle offre la meilleure sécurité. Les rendements sont modérés (4-6 %), mais les risques sont les plus bas du marché. Les plateformes comme Lido permettent de staker avec moins de 32 ETH, ce qui rend l’accès facile.
Est-ce que le staking sur Binance est fiable ?
Oui, le staking sur Binance est fiable, surtout pour BNB. Binance offre un APY de 7,8 % avec des retraits en même jour. Le réseau BNB est stable, avec un modèle de brûlage trimestriel qui soutient la valeur du token. Cependant, comme c’est une plateforme centralisée, vous ne contrôlez pas vos clés privées. Si Binance subit une attaque ou une fermeture, vos fonds sont bloqués. Pour la plupart des utilisateurs, c’est un bon compromis entre simplicité et rendement.
Pourquoi le rendement de Solana est-il plus élevé que celui d’Ethereum ?
Solana offre un APY plus élevé (5-7 %) que Ethereum (4-6 %) parce qu’il a besoin de plus de validateurs pour traiter ses 65 000 transactions par seconde. Son modèle économique encourage la participation en offrant des récompenses plus élevées. Mais attention : ce rendement ne comprend pas la fluctuation du prix du token. Certains stakers ont gagné 19 % en un an en combinant récompenses et hausse du prix de SOL. Ce n’est pas garanti - c’est un risque de marché.
Le staking est-il taxé en 2025 ?
Oui, dans la plupart des pays, les récompenses de staking sont considérées comme un revenu imposable. En États-Unis, chaque récompense reçue est taxée à votre taux marginal. En France, elles sont soumises à l’impôt sur le revenu. Il est crucial de garder une trace de toutes vos transactions. Des outils comme Koinly ou CoinLedger peuvent automatiser le calcul. Ne pas déclarer peut entraîner des amendes.
Que faire si un réseau de staking tombe en panne ?
Si un réseau tombe en panne, vous ne perdez pas vos fonds - mais vous arrêtez de gagner des récompenses pendant la durée de la panne. Par exemple, lors de la panne de Solana en novembre 2024, les récompenses ont été suspendues pendant 6 heures. Cela n’affecte pas la sécurité de vos actifs, mais ça réduit votre rendement annuel. C’est pourquoi il est important de diversifier vos stakings entre plusieurs réseaux, surtout si vous dépendez de ces revenus.
Comment choisir entre un staking centralisé et non-custodial ?
Le staking centralisé (ex. : Coinbase, Binance) est plus simple : vous cliquez, vous gagnez. Mais vous ne contrôlez pas vos clés. Le staking non-custodial (ex. : via Ledger, Polkadot.js) vous garde le contrôle total, mais nécessite une configuration technique. Si vous êtes débutant, commencez avec une plateforme centralisée. Si vous avez de l’expérience, passez à un portefeuille autonome pour plus de sécurité à long terme.
En 2025, le staking n’est pas une course au rendement le plus élevé. C’est une course à la durabilité. Ethereum, Solana et BNB sont les seuls à combiner sécurité, adoption et rendement. Les autres sont des pièges ou des paris. Choisissez bien.